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Assises nationales de la mobilité à Aurillac

 

Elisabeth Borne, Ministre chargée des transports et Jacques Mézard, Ministre de la cohésion des territoires, ont participé à l’atelier territorial des Assises de la mobilité organisé à Aurillac ce lundi 6 novembre.

 

Cet atelier s’inscrivait dans le cadre des Assises nationales de la mobilité, lancées le 19 septembre par le Premier ministre, une grande consultation des Français et des territoires pour préparer la nouvelle politique pour les transports. Cette démarche inédite doit ainsi permettre de préparer les orientations de la future loi d’orientation des mobilités, qu’ Elisabeth BORNE présentera au Parlement début 2018.

Afin de recueillir les attentes des Français au plus près du terrain et dans toute la diversité des territoires, les Assises reposent notamment sur l’organisation de plus de quarante réunions publiques à travers tout le pays et sur une plateforme internet où chaque citoyen peut apporter son avis.

N’hésitez pas à apporter votre contribution sur : http://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/

Restitution de l’atelier d’Aurillac du 6 novembre 2017

Réduire les fractures territoriales et l’assignation à résidence pour permettre une mobilité pour tous et dans tous les territoires

Les Français ne sont pas égaux face à la mobilité. Dans de nombreux territoires ruraux et périurbains fragilisés, la possession d’une voiture individuelle est la seule solution pour se déplacer alors que dans les zones urbaines, de plus en d’infrastructures sont saturées. L’absence de moyens de transport est un frein à l’emploi, à la formation et à la mobilité sociale. Nous devons imaginer et mettre en oeuvre une mobilité pour tous et dans tous les territoires. Pour cela, il faut aussi imaginer des nouvelles offres ou des nouvelles coopérations entre ces territoires.

L’atelier d’Aurillac s’est organisé autour des questions suivantes :

Question 1 : Comment faciliter les déplacements des personnes fragiles ?
Question 2 : Comment garantir à chacun la possibilité de se déplacer pour accéder à l’emploi, à la formation, à la santé, à la culture ?

Ces deux questions ont été déclinées de la façon suivante :
- identifier les typologies de populations concernées et les besoins correspondants (exemples : accès aux soins, aux services...)
- préciser les fragilités du territoire ;
- faire un état des solutions ou actions pouvant être développées par rapport aux besoins identifiés.

Question 3 : Comment améliorer les déplacements dans les zones rurales et périurbaines ?

Cette question a été déclinée de la façon suivante :
- l’optimisation de l’offre existante : articulation entre les différents modes de transport, l’information des usagers sur les services de mobilité, la fiabilité des services existants ;
- les (nouveaux) services de transport pouvant être développés sur le territoire (en alternative à la voiture individuelle) ;
- le sujet de la pérennité et de la bonne adéquation des infrastructures avec les besoins de mobilité ;
- le sujet du financement et de la gouvernance de la mobilité

Synthèse de l’atelier

Atouts principaux de notre territoire en matière de mobilité

- Des collectivités et des associations impliquées, qui mettent en place des solutions à leur niveau mais avec des bilans parfois mitigés (exemple du transport à la demande) ;
- Un réseau de voirie et ferroviaire correctement maillé, avec en particulier un réseau routier départemental de bon niveau ;
- Un territoire qui présente un réel potentiel d’attractivité : coût de l’immobilier, qualité de vie…
- L’aéroport d’Aurillac essentiel au développement économique du département, mais avec un enjeu de fiabilisation de la ligne.

Difficultés principales rencontrées dans le Cantal en matière de mobilité 

- Un département de moyenne montagne et des temps de parcours importants notamment pour sortir ou accéder au département, réduisant l’attractivité du territoire ;
- Un réseau d’infrastructures à maintenir, optimiser et développer ;
- Une mobilité tributaire de l’usage de la voiture ;
- Des publics fragiles de plus en plus nombreux vis-à-vis de l’usage de la voiture (personnes âgées, étudiants n’ayant souvent pas le permis de conduire, personnes en situation de fragilité d’emploi ;
- Des initiatives des différents acteurs de la mobilité peu coordonnées avec in fine, des discontinuités du service entre les territoires, nuisant à leur efficience ;
- Une méconnaissance des services de mobilité existants par les usagers

Suite à ces constats, 7 grands axes en faveur d’une mobilité pour tous ont été identifiés :

1/ Se doter d’une vision d’ensemble hiérarchisée, pluriannuelle et partagée avec les territoires des investissements sur les infrastructures du département ;
2/ Travailler à une gouvernance associant l’ensemble des acteurs de la mobilité, permettant de coordonner et pérenniser, à différentes échelles, les projets et initiatives du territoire ; savoir aussi mieux recueillir les besoins et attentes des usagers ;
3/ Développer les services numériques : information sur le bouquet d’offres de mobilité ;
4/ Mettre en place un système de péréquation nationale pour permettre aux territoires ruraux d’assumer les coûts de mise en œuvre de la mobilité ;
5/ Développer des nouveaux services de mobilité adaptées à différents publics, notamment au cours d’expérimentations ;
6/ Sur un territoire rural de montagne, développer ou poursuivre le développement de solutions alternatives à la mobilité et les massifier ;
7/ Aider du point de vue de la réglementation et juridique les associations impliquées sur la mobilité solidaire ; travailler aussi en interministériel afin de mettre en cohérence les différentes politiques de l’État.

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Crédit photos : SDCI Préfecture du Cantal