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Contraintes démographiques

En un siècle, le département du Cantal a perdu près de 100.000 habitants, soit un habitant sur trois. Ainsi, le département comptait 252.000 habitants en 1820, alors que le dernier recensement de la population, en 2009, ne permet plus d’en dénombrer que 149.682.

Le département compte ainsi autant d’habitants qu’en 1999. Après trente ans de baisse continue, cette stabilisation de la population est due principalement à un renforcement de l’attractivité du département. Sa démographie reste marquée par une faible natalité et un net vieillissement de la population qui entraînent un excédent des décès sur les naissances. Les apports migratoires compensent actuellement le déficit naturel mais ne peuvent enrayer la tendance au dépeuplement, ni infléchir le vieillissement de la population.

Le Cantal n’a connu aucune évolution démographique importante ces dernières années, l’évolution annuelle de la population entre 1999 et 2006 étant nulle. La baisse de population que connaît ce département depuis le début des années soixante-dix est donc actuellement enrayée. Cette évolution démographique favorable est uniquement due à un net regain d’attractivité. Après trois décennies de déficit migratoire continu le Cantal est redevenu attractif.

Depuis 1999, les personnes venant s’installer dans le Cantal sont plus nombreuses que celles qui le quittent. De 1999 à 2006, l’excédent migratoire annuel est estimé à près de 490 personnes. L’augmentation annuelle de population due au solde migratoire (+0,3 %) place aujourd’hui le Cantal au 48e rang des 96 départements de France métropolitaine en termes d’attractivité démographique.

Toutefois, ce constat favorable doit être nuancé. Les mouvements migratoires du département se caractérisent toujours par des arrivées de personnes proches de la retraite et par un net déficit de jeunes entre 18 et 25 ans. Ainsi, les mouvements migratoires tendent à accentuer le vieillissement de la population et donc à terme le déficit naturel.

Contrairement à la moyenne régionale, le fort déficit naturel ne se résorbe pas : de 1999 à 2006, l’excédent des décès sur les naissances a entraîné une baisse annuelle de près de 520 personnes. Il induit actuellement une diminution de population de l’ordre de 0,3 % par an, équivalente à celle constatée entre 1990 et 1999. Le Cantal est le département auvergnat où la reprise des naissances constatée depuis dix ans est la plus faible.

Sans bouleversement profond, les apports migratoires ne devraient plus à terme être suffisants pour enrayer la tendance naturelle au dépeuplement. Toutefois l’ampleur projetée de la baisse démographique pourrait varier de 3 % à 13 % selon le niveau futur de l’attractivité et surtout de la natalité.

Répartition par âges (Estimations INSEE au 01.01.2005)
Département Auvergne
Effectifs  % / Ensemble
Moins de 20 ans 29.300 19,4 % 291.482
De 20 à 59 ans 78.100 51,8 % 708.497
60 ans et plus 43.400 28,8 % 331.401
Ensemble 150.800 100,00 % 1.331.380

Le vieillissement de la population demeure une caractéristique majeure de la démographie du Cantal. Depuis une trentaine d’années, la faiblesse de la natalité, le départ des jeunes et l’arrivée de seniors ont en effet amplifié cette tendance. Ainsi, en 2006, l’âge médian des cantaliens est de 45 ans, soit 3 ans de plus que les Auvergnat pris dans leur ensemble et 6 ans de plus que les résidents métropolitains. Cet âge médian classe le Cantal au 6e rang des départements français les plus âgés, derrière la Dordogne, la Corrèze, le Gers, le Lot et la Creuse.