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Fièvre catarrhale ovine : Foire aux questions

 
 

Vous souhaitez poser une question à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) du Cantal concernant la FCO, adressez-nous votre message à l’adresse courriel suivante : ddcspp-spa@cantal.gouv.fr

Qu’est-ce que la fièvre catarrhale ovine ?Sommaire

La fièvre catarrhale ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue, est une maladie virale, transmise par des insectes vecteurs du type Culicoides (moucherons). 26 sérotypes viraux différents sont répertoriés dans le monde.

Les espèces sensibles à la FCO sont les ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages. La FCO entraîne les symptômes suivants : fièvre, troubles respiratoires, salivations, oedème de la face, etc.

Cette maladie est strictement animale : elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur. Elle n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait, etc).

D’où vient la maladie et où est-elle présente ?Sommaire

La FCO est essentiellement située dans les zones subtropicales du fait de la biologie de son vecteur. Elle a été considérée jusqu’en 2006 comme une affection exotique dont l’extension était limitée aux zones les plus chaudes du Sud de l’Europe (Grèce, Italie, Espagne).

Elle a pourtant fait son apparition, de façon inattendue, en août 2006 dans le Nord de l’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) et s’est étendue très rapidement les années suivantes à l’ensemble du territoire métropolitain français , pour provoquer jusqu’à 32 000 foyers déclarés en 2008.

Plus récemment, en 2014, des cas ont été détectés dans l’Est de l’Europe (Bulgarie, Albanie, Serbie, Roumanie).

Quel est le statut de la France vis à vis de la FCO ?Sommaire

La France était de nouveau indemne de FCO sur son territoire continental depuis le 14 décembre 2012. Elle avait perdu ce statut à la suite de l’apparition de la maladie en 2006 dans le nord de la France. La maladie s’était ensuite propagée à l’ensemble du territoire métropolitain.

Conformément à la réglementation européenne et aux normes internationales de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), la condition pour recouvrer le statut officiel de pays indemne de cette maladie est de ne pas détecter de foyer de la maladie pendant deux ans.

Quelle est la situation actuelle ?Sommaire

  • En France continentale Un premier cas de FCO sur un bélier dans un élevage d’ovins et de bovins du département l’Allier a été détecté récemment.

L’identification par le vétérinaire sanitaire de symptômes de la maladie sur l’animal a conduit les services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du département de l’Allier à réaliser des prélèvements pour analyse sur l’animal malade.

La confirmation formelle du foyer de FCO a été établie le vendredi 11 septembre 2015 par les résultats positifs du laboratoire national de référence de l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Il s’agit d’un cas de FCO à sérotype 8.

Le sérotype 8 ne circule plus depuis 2010 en France, et n’a été notifié dans aucune région du monde depuis 2011.

Vous pouvez visualiser sur cette page la liste des communes et départements situés dans la zone réglementée FCO

Les investigations pour comprendre l’origine de la contamination sont en cours.

  • En Corse Une trentaine de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 1 en Corse ont été détectés début septembre 2013. Ces cas sont survenus alors qu’aucun foyer n’avait été signalé dans l’île depuis 2006.

Pour un point sur la situation en Corse : http://agriculture.gouv.fr/maladies-animales-la-fievre-catarrhale-ovine-fco

Quelles mesures de lutte pour limiter la diffusion de la maladie ont été mises en place ?Sommaire

Des mesures ont été prises afin de prévenir tout risque éventuel de propagation de la maladie : l’élevage a été placé sous surveillance renforcée et les mouvements d’animaux ont été bloqués au sein de l’exploitation. De plus, une zone de protection et de surveillance de 150 km de rayon autour de l’élevage concerné a été définie.

La zone de 150km s’étend sur 21 départements dont 5 départements entiers et elle comprend 4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins.

Dans cette zone et en conformité avec la réglementation européenne, des mesures de gestion sont appliquées : restriction des mouvements d’animaux, surveillance active, etc. Les restrictions de mouvements sont maximales dans les périmètres « interdits » de 20 km autour des foyers où ont été identifiés des animaux infectés, a fortiori les regroupements d’animaux ( comices, foires, salons..).

De plus, une surveillance renforcée en France continentale et en Corse a été mise en place.

La zone réglementée a été étendue le 17 septembre à la suite de la détection des 17 nouveaux cas : en savoir plus

Quelles sont les stratégies de lutte contre cette maladie ?Sommaire

Pour lutter contre la maladie, il est possible de mettre en place une stratégie vaccinale. Vacciner , c’est protéger les animaux mais aussi contribuer à l’éradication de la maladie.

Il faut deux injections de vaccin à 3 semaines d’intervalle par animal pour que l’animal soit vacciné.

Le Ministre a décidé, après avis du CNOPSAV (Comité National d’Orientation de la Politique Sanitaire et Végétale) le 14 septembre et après concertation avec les professionnels le jeudi 17 septembre, de faire vacciner en priorité les animaux bovins, ovins et caprins que ce soit à des fins d’engraissement ou de reproduction destinés aux échanges européens et à l’export vers les pays-tiers ainsi que les animaux producteurs de matériels de reproduction (semences mâles, ovules, embryons) dont les produits sont destinés à l’exportation.

Les 1,3 million de doses de vaccin qui seront disponibles à partir du 21 septembre permettront de sécuriser la totalité des animaux visés par les priorités ci-dessus.

La mobilisation de l’Etat, aux côtés des autres acteurs publics et privés et notamment des vétérinaires et éleveurs, constitue un facteur déterminant dans la lutte contre la FCO.

La rapidité de mise en œuvre des mesures de gestion et de lutte est de plus une condition indispensable pour limiter les conséquences de la maladie. C’est aussi une condition indispensable pour les échanges en dehors du territoire national.

Quelles sont les conséquences potentielles pour le commerce des animaux et notamment pour les échanges intra-UE et les exportations vers les pays tiers ?Sommaire

Etant donné les restrictions de rassemblement et de circulation dans une zone de production importante pour l’élevage (4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins dans la zone de protection et de surveillance de 150 km), il y aura des conséquences en termes de commerce .

Néanmoins, concernant les exportations et les échanges, le Ministre et la Direction générale de l’alimentation ont déjà conduit des négociations avec un certain nombre de pays importateurs tant européens qu’extra-européens . La réactivité de la France a été une condition du maintien de la confiance nécessaire aux relations commerciales.