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Fièvre catarrhale ovine : situation au 19/05/2016 et stratégie vaccinale

 

Depuis l’apparition des premiers cas de fièvre catarrhale ovine en France en 2015, les services de l’État sont mobilisés pour réduire au maximum les conséquences sanitaires et économiques de l’épidémie sur les exploitations.
Une campagne de vaccination a été déployée dès le 26 septembre 2015 dans le Cantal. A mesure de l’évolution de la maladie, et de l’arrivée de nouvelles doses de vaccins, les stratégies vaccinales évoluent.

Situation sanitaire au 19/05/2016 (cf. Carte)

Le Cantal n’est plus en zone saisonnièrement indemne depuis le 10 mai 2016. , pour connaître les règles de mouvements, cliquez ICI.

Rappel : La première stratégie vaccinale de Septembre2015/Février 2016

Au niveau national, les doses ont été réservées à la vaccination des broutards de 6 à 16 mois destinés à l’export.

Au niveau départemental, en fonction de la consommation des doses attribuées, les différents comités de suivi ont permis l’utilisation de vaccins sur des animaux plus âgés sortant de la zone réglementée et sur quelques vaches laitières.

À la fin de cette première période, toutes les doses attribuées au Cantal ont été utilisées. Elles ont permis de vacciner environ 80 000 bovins, pour un coût de 998 930 euros pris en charge par l’État, non compris la part du vaccin directement payée par l’État.

Stratégie vaccinale Mars/ Avril 2016

Une nouvelle dotation de vaccins vient d’être mise à disposition de l’État, et le Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) du 18 février dernier en a défini les priorités d’utilisation(cf. annexe 2).

Dans le Cantal, le nombre de doses disponibles (204 714) doit permettre de vacciner près de 96 000 jeunes bovins (ou accessoirement certains cheptels souches allaitants), 4 250 vaches laitières et 2 057 ovins.

• Une priorité : la vaccination des jeunes bovins allaitants

La priorité retenue reste la vaccination des jeunes bovins allaitants de 2,5 à 12 mois pour la sortie de Zone Réglementée, passages de frontières compris. Le CNOPSAV a également autorisé la prise en compte des cheptels souches : vaches laitières et vaches allaitantes, dans la limite des doses de vaccins existantes. Des vaccins « petits ruminants » vont permettre la vaccination des cheptels volontaires qui avaient été recensés par les GDS.

• La mise à disposition des vaccins

Selon le schéma ci-dessus et suivant la répartition et l’attribution des doses, la DDCSPP a transmis à l’ensemble des cabinets vétérinaires concernés les dotations en vaccin FCO.

Les doses attribuées à chaque cheptel allaitant permettent à l’éleveur de vacciner 80% des jeunes bovins allaitants nés entre le 1/03/15 et 15/02/16, et présents à l’inventaire. Dans la limite de ce quota, l’éleveur peut également choisir de vacciner des animaux d’âge différents.

Les doses utilisables pour les cheptels souches laitiers sont attribuées à chaque cabinet vétérinaire pour l’ensemble de sa clientèle à raison de 3,3 % des bovins laitiers de plus 3 mois présents à l’inventaire. Les doses seront délivrées par le vétérinaire dans l’ordre d’arrivée des demandes. Il est rappelé qu’actuellement aucun accord n’évoque les bovins issus de « troupeaux vaccinés ». Seuls les accords avec l’Italie et le Luxembourg prévoient les mouvements de veaux issus des mères vaccinées.

Chaque vétérinaire commande lui-même les vaccins qu’il utilisera. Il est garant du respect des doses allouées pour chaque utilisation. Les vétérinaires doivent tenir à jour la liste des élevages vaccinés ou pour lesquels une délivrance de vaccin a été faite.

Parallèlement, afin de permettre une vaccination plus large des cheptels, un recensement des besoins sera organisé afin de répartir les doses restant en centrales au 31 mars 2016. Ce recensement permettra également une répartition des doses vaccinales à venir.

• Réalisation de la vaccination

Lorsqu’elles nécessitent la certification de la vaccination, les vaccinations doivent être réalisées par le vétérinaire sanitaire ( sortie de ZR ou un mouvement intra-communautaire ou une export vers un pays-tiers ). En dehors de ces situations, l’éleveur peut effectuer lui-même la vaccination en passant commande auprès de son
vétérinaire sanitaire et en respectant strictement le droit à tirage prévu pour son élevage.

• Enregistrement de la vaccination

L’enregistrement de la vaccination est réalisé par le vétérinaire sur le passeport des animaux.
La certification « animal né de mère vaccinée » se fait sur la base d’une copie du passeport de la mère si celui-ci porte la mention vaccinée.

La traçabilité des vaccinations doit également être enregistrée dans le registre d’élevage (liste des animaux vaccinés, date de vaccination et vaccin utilisé) y compris dans le cas où l’éleveur réalise lui-même la
vaccination.

• Mise en paiement
L’achat des doses vaccinales continuera à être pris en charge par l’État jusqu’à épuisement des stocks du marché public.

À partir du 1er Mars 2016, les actes de vaccination réalisés en dehors des actes de police sanitaire seront à la charge des éleveurs, la participation financière de l’État pour les coûts de la vaccination se limitant aux interventions de primo vaccination dont la première injection a eu lieu avant le 29 février 2016.


Tableau de répartition et d’utilisation des dotations de vaccins à la suite du CNOPSAV du 18 février (format pdf - 37.7 ko - 15/03/2016)