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L’Ecrevisse à pieds blancs

 

L’habitat de l’Ecrevisse à pieds blancs} ( Austropotamobius pallipes) de la famille des Crustacés, a le statut deprotection à l’échelon national selon l’arrêté ministériel du 21/07/1983 et a obtenu le statut d’espèce d’intérêt communautaire selon la Directive Habitats-Faune-Flore / annexes II et V. Elle figure aussi dans l’annexe III de la Convention de Berne.

L’habitat de l’écrevisse à pieds blancs

L’Ecrevisse à Pieds Blancs (format pdf - 335.8 ko - 05/08/2014) est une espèce bioindicatrice de la bonne qualité de l’eau et du milieu naturel qui existe encore en tête de bassin versant.

L’écrevisse à pieds blancs se nourrit de petits invertébrés, de larves, de tétards de grenouille et de petits poissons. Les adultes consomment une part importante de végétaux surtout en été. Elle a besoin d’une eau claire, peu profonde, d’excellent qualité, très bien oxygénée et la température de l’eau doit rester constante entre 15 et 18°C. Un taux de calcium suffisant dans l’eau est indispensable pour la formation de la carapace au cours des mues successives des écrevisses. Cette écrevisse apprécie les fonds caillouteux ou graveleux, les sous berges avec racines et cavités, les herbiers aquatiques et les bois morts qui offrent des abris et caches nombreux.
La qualité et la densité du réseau hydrographique permet le maintien des dernières populations patrimoniales tant que le milieu naturel sera épargné.

Les causes de la régression

La présence de l’écrevisse à pieds blancs était certaine dans l’ensemble du massif des Monts du Cantal d’où elle a quasiment disparu. Des disparitions ont encore été enregistrées en 2005-2006 sur des ruisseaux du Cantal.
Sa régression inexorable est dûe à :

  • la dégradation des berges et la rupture de la continuité écologique par les seuils et les barrages
  • la pollution chronique de l’eau
  • l’invasion d’espèces concurrentielles ( repeuplement piscicoles et écrevisses exotiques)
  • la propagation de maladies contagieuses ( « la peste des écrevisses »)

Ces facteurs entrainent une dégradation progressive du milieu aquatique qui est favorable aux espèces concurrentes introduites par l’homme.

La compétition avec les espèces invasives

L’écrevisse américaine et l’écrevisse de Californie, dite "Signal" ont été introduites dans le Cantal. L’arrêté ministériel du 21 juillet 1983 interdit leur transport vivant et rend leur destruction obligatoire.
La lettre d’information du CATZH Célé (format pdf - 5 Mo - 05/08/2014) précise les bonnes pratiques et les précautions à prendre, ainsi que les conditions de pêche spécifiques pour limiter l’impact de ces menaces sur l’espèce autochtone.
Pour tout conseil dans le bassin de la Rance et du Célé, contactez la cellule d’assistance aux zones humides du Célé (CATZH)

Pour les distinguer de l’écrevisse à pieds blancs, utilisez la clef d’identification des ecrevisses du Cantal (format pdf - 10.5 Mo - 06/08/2014) . Pour faciliter son usage, seules les espèces présentes dans le Cantal sont présentées, bien que d’autres espèces invasives et autochtones soient répertoriées en France.

La sauvegarde des habitats

La protection de l’espèce passe par la protection des biotopes tels que les berges naturelles à Aulnes et à Saules, les précautions à prendre dans l’exploitation forestière et le traitement des bois, le traitement des effluents des eaux usées et pluviales, le contrôle des activités produisant des matières en suspension. L’objectif de restauration de la qualité initiale des milieux aquatiques, visé par le SDAGE est indispensable au retour des espèces autochtones sur notre territoire. Les rivières qu’elle colonise encore dans le Cantal, sont en partie inscrites au réseau Natura 2000 : il s’agit des ZSC de la vallées de l’Allanche et du Haut Alagnon et ZSC Affluents rive droite de la Truyère amont.

D’autres informations sur l’espèce et sur la mise en œuvre des actions
dans les pages de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)