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Le Grenelle des violences conjugales décliné dans le Cantal

 

La persistance des violences sexistes et sexuelles, dont les femmes continuent d’être
encore aujourd’hui trop massivement victimes, est intolérable dans un État de droit. En 2018, 121 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Depuis le début de l’année 2019, 101 femmes sont mortes dans ces conditions, soit un féminicide commis tous les deux jours. Toutes les femmes sont touchées quel que soit leur âge, leur catégorie socio-professionnelle ou leur origine. Il est temps que chacun agisse pour lutter contre ce fléau.

 

C’est dans cet objectif que le Président de la République a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause de son quinquennat et lance ce mardi 3 septembre 2019 le Grenelle des violences conjugales qui porte une double ambition.

D’une part, il s’agit de mieux faire connaître les outils de prévention, d’information et de signalement dédiés pour permettre à chacune et chacun de rompre l’isolement et d’engager des démarches qui sauvent des vies, que l’on soit soi-même victime ou simplement témoin.

  • Le 3919, numéro d’écoute national, anonyme et gratuit, destiné aux femmes victimes de violences et à leur entourage ;
  • La plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles, accessible à l’adressewww.signalement-violencessexuelles-sexistes.gouv.fr  ;
  • Les outils d’information en ligne sur le site web dédié www.arretonslesviolences.gouv.fr et le compte Twitter « Arrêtons-les ! » : @arretonsles

D’autre part, le Grenelle des violences conjugales, qui se déroulera du mardi 3 septembre jusqu’au 25 novembre 2019, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, vise à mettre en place des mesures encore plus efficaces et au plus près du terrain pour toujours mieux protéger les femmes et les hommes victimes de violences sexuelles et sexistes. Ce Grenelle réunira, les ministres concernés, les acteurs de terrain, les services publics, les associations mais également des familles de victimes.

Dans ce contexte, Isabelle Sima, préfet du Cantal et Olivier Clémençon, procureur de la République, ont réuni ce mardi 3 septembre le comité local d’aide aux victimes afin de faire un point sur la situation dans le département et sur les dispositions à envisager pour améliorer la prévention et la lutte contre les violences. Les acteurs compétents en matière de lutte contre les violences sont d’ores et déjà fortement mobilisés contre ce fléau, avec notamment de nouveaux dispositifs mis en place depuis quelques mois :

  • des stages de responsabilisation des auteurs à l’initiative du service pénitentiaire d’insertion et de probation,
  • un nouveau dispositif d’alerte pour les victimes porté par le CIDFF et co financé par le fonds interministériel pour la prévention de la délinquance, qui complète la mise en place du téléphone grave danger,
  • la prise en compte de la problématique des enfants co victimes,
  • une prise en compte renforcée des violences conjugales par les forces de l’ordre.

Ces dispositifs locaux, issus d’un partenariat actif entre les acteurs concernés, s’ajoutent aux mesures mises en place par le Gouvernement ces derniers mois en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles : allongement du délai de prescription à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs (loi du 3 août 2018), verbalisation du harcèlement de rue, le renforcement de la lutte contre les nouvelles formes d’agressions (cyber-harcèlement, upskirting…), formation des policiers et gendarmes à une meilleure prise en charge des victimes, etc.