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Les négociateurs : deux Cantaliens interviennent en appui des forces de l’ordre en cas de situation de (...)

 

Les négociateurs opèrent toujours en duo. Après avoir passé des tests, ils ont reçu une formation spécifique.

Dans le Cantal, un des deux négociateurs a validé ses connaissances en 2008, après avoir franchi une sélection où entrent en compte le profil psychologique, la capacité à la négociation dans une situation d’extrême tension, la disponibilité de tous les instants puis l’intégration au sein d’une permanence régionale.

En trois ans, ce négociateur a eu six interventions à réaliser sur la région. Dans une seule de ses sorties, le négociateur a passé la main au GIGN, car le degré d’intensité de la mission ne relevait plus de son ressort.

 

Lors d’une intervention, le négociateur est notamment en contact avec les gendarmes locaux pour mieux cerner la situation.

Quand le sujet manifeste une volonté de parler plus longtemps avec le négociateur, quand il parle d’autre chose que de la crise, ou encore lorsqu’il envisage l’avenir, on peut estimer que la situation commence à s’améliorer.

Le temps est un allié et non une pression. Ne pas décider est aussi une stratégie. L’objectif est de créer un rapport de confiance avec le sujet. La seule urgence des forces de l’ordre est de sauver la vie des otages, de leurs collègues, en cas d’intervention directe, et du preneur d’otages ou du forcené lui-même.