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Les poissons des eaux d’excellente qualité

 

L’arrêté ministériel du 08/12/1988 précise les espèces protégées de poissons sur le territoire national. Dans le Cantal, les eaux froides et bien oxygénées des cours d’eau de tête de bassin sont susceptibles d’héberger les espèces protégées suivantes :
- Truite commune
- Saumon atlantique
- Omble chevalier
- Ombre commun
- Brochet
- Vandoise
- Lamproie de Planer

Pour découvrir ces poissons, consultez les pages de la Fédération de Pêche de l’Allier.

Pour ces poisson sont interdits en tout temps, sur tout le territoire national :
1° La destruction ou l’enlèvement des oeufs ;
2° La destruction, l’altération ou la dégradation des milieux particuliers, et notamment des lieux de reproduction, désignés par arrêté préfectoral.

La protection des frayères est donc impérative. Leur pêche est strictement réglementée : consultez l’Arrêté préfectoral permanent relatif à la pêche en eau douce et l’Arrêté préfectoral annuel fixant les dates d’ouverture et de clôture dans le Cantal.

La Lamproie de Planer et le Chabot sont recensés dans les sites Natura 2000 qui concernent la protection de la Loutre, de la Moule perlière et de l’Ecrevisse dans le Cantal.

LA LAMPROIE DE PLANER

La Lamproie de Planer (Lampetra planeri) est une espèce protégée par l’arrêté ministériel du 08/12/1988. C’est aussi une espèce d’intérêt communautaire inscrite à l’annexe II de la Directive européenne Faune-Flore-Habitat ; elle figure à l’annexe III de la convention de Berne. Cette espèce est en forte régression partout. Plutôt fréquente dans le Nord-est de la France, ce poisson a quasiment disparu du Sud-est.

La Lamproie de Planer (format pdf - 351 ko - 22/08/2014) vit dans les rivières de taille moyenne à importante. Les adultes migrent vers les petites rivières et les ruisseaux pour trouver un substrat favorable à la ponte et au développement des larves. Les œufs sont déposés dans du sable ou des graviers. Les larves vivent enfouies dans les sables et les limons organiques pendant 3 à 5 ans et exigent une eau bien oxygénée.

Le principal problème rencontré est le manque d’accessibilité aux zones de frayères à cause des obstacles créés par les seuils et barrages ( rupture de la continuité écologique) et la détérioration des zones de frayères notamment par le colmatage des graviers par les matières en suspension. Les particules fines privent les larves de la circulation d’eau leur apportant l’oxygène nécessaire à leur survie.
Plus d’informations dans les pages de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

LE CHABOT

ChabotLe chabot ( Cotus gobio) est inscrit sur la liste rouge nationale en France et figure à l’annexe II de la Directive européenne Faune-Flore-Habitat.
En France, l’espèce colonise la majorité des parties amont des bassins hydrographiques, ce qui explique sa présence dans le Cantal.

L’espèce apprécie les eaux fraîches et bien oxygénées des ruisseaux et petites rivières à faible charge en matière organique. Elle occupe des habitats courants avec un substrat grossier bien diversifié servant d’abri. Les œufs sont déposés en hiver dans un nid sous les galets des zones de courant. Le Chabot (format pdf - 472.4 ko - 07/08/2014) consomme préférentiellement des larves d’invertébrés posées au fond. Son alimentation est essentiellement nocturne.
Mais ses effectifs sont en régression dans de nombreux cours d’eau. Les altérations de la qualité et de la diversité des habitats physiques, en particulier la détérioration des fonds des cours d’eau constituent la principale menace pour les populations de chabot. La dégradation de la qualité des eaux par les rejets domestiques pénalisent significativement l’espèce ainsi que le réchauffement des eaux.
Plus d’informations dans les pages de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)