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Les productions primaires - L’élevage -

 

L’Élevage Bovin


L’élevage cantalien est traditionnellement et majoritairement bovin. S’il est relativement stabilisé actuellement en terme de diversité, il a subi comme la plupart des régions agricoles françaises, une profonde mutation dans les années 1970 à 1980. En effet le cheptel, de mixte et rustique, a rapidement évolué vers un élevage spécialisé soit en production laitière, soit en allaitant.


Définitions
Veau : petit de la vache de moins de 12 mois
broutard : jeune mâle élevé sous la mère au paturage. Il sera engraissé en jeune bovin
génisse : jeune femelle n’ayant pas mis bas
jeune bovin : jeune mâle de moins de 2 ans élevé pour sa viande
boeuf : mâle castré de plus de 2 ans élevé pour sa viande
vache : femelle ayant mis bas
taureau : mâle reproducteur de plus de 2 ans


Données cheptel bovin Cantal :
Les données suivantes sont issues de la base nationale BDNI alimentée par les déclarations de naissances et mouvements des animaux effectuées par les divers opérateurs. Ces déclarations sont traitées, en ce qui concerne le Cantal et sous responsabilité de l’EDE (établissement départemental de l’élevage), par le GDS (groupement de défense sanitaire).
Les résultats présentés donnent une image de la répartition des cheptels laitier et allaitant. Les données brutes ne faisant pas cette distinction, l’option suivante a été arrêtée :

  • vache/génisse laitière = type racial lait pur + type croisé avec père lait pur
  • allaitant = le reste
  • produit veau issu troupeau laitier = lait pur + père ou mère lait
Éléments à retenir :
  • constitution cheptel bovin adulte Cantal : 2/3 allaitant pour 1/3 laitier pour un total de 268 000 têtes
  • production cheptel bovin Cantal : 230 000 veaux avec les mêmes proportions laitier/allaitant
  • destination de cette production : 80% en élevage (export broutards et renouvellement).
  • Notons la part déclarée en "mortalité" qui totalise 14 829 têtes soit 6,4%.

Le diagramme suivant visualise l’étalement des naissances en fonction du type de troupeau. Dans ce cas le type "laitier" correspond à un type pur (père et mère race lait) :

  • 41 105 , c’est le nombre de veaux pur-laitier nés dans la Cantal en 2011 sur un total de 230 400 naissances.
  • Allaitant : pic de naissance en février/mars avec reprise dès le mois d’août, un pic de moindre mesure en septembre, baisse limitée puis reprise dès novembre.
  • Laitier : étalement beaucoup plus linéaire en laitier pur avec un pic annuel en septembre. Cartes cheptels bovin dans le Cantal ici

Les broutards
Le Massif central est, dans le domaine de la production bovine, la grande région française "naisseur". En effet, compte tenu de ses conditions climatique/relief/historiques, son agriculture est principalement tournée vers l’élevage bovin en mode extensif basé sur la valorisation de l’herbe. Les races utilisées sont principalement du "croisé industriel" (mère rustique x père charolais), races pures type viande (limousin et charolais) et races rustiques (salers, aubrac).
L’exportation vers l’Europe est la principale destination des broutards. Ce sont prés de 100 000 animaux de moins d’un an nés dans le Cantal qui sont exportés principalement sur la filière Italienne.

Cours 2012 Cantal
Compte tenu des éléments précédents, les cours du broutards sont dépendants du marché Italien.
Si 2011 a été une année morose, 2012 a vu une forte embellie dès le début de campagne (mois de mai) pour finir à un niveau identique à celui de 2011.
Voir la synthèse ici (format pdf - 53 ko - 03/12/2013)

En Europe
Une étude de France Agrimer de janvier 2011 fait le point sur le marché du broutard en Europe. Il en ressort quelques éléments marquants :

    • le cheptel allaitant progresse en UE au détriment du cheptel laitier depuis les années 1970 pour atteindre aujourd’hui un point d’équilibre.
    • Un certain nombre de pays se sont spécialisés soit "naisseur" (France, Espagne, Irlande, Pologne, Allemagne), soit en "engraisseur" (Italie, Grèce). La spécificité de la France réside dans le fait qu’elle a fait le choix de naisseur dès les années 1970.
    • La France est le fournisseur de broutards de l’UE avec 95% des exports en 1970 et 86% en 2010.
    • L’Italie absorbe a elle seule 86% du marché européen du broutard. Télécharger l’Etude (format pdf - 3.9 Mo - 23/04/2013) complète de France AgriMer

Élevage ovin/caprins


Les petits ruminants sont peu représentés dans le Cantal.
Les chiffres (source GDS) :


carte de répartition sur le Cantal

Chiffres clé 2011 :
  • 976 troupeaux ovins et caprins dont 81 mixtes (ovins et caprins)
  • une grande majorité de petits troupeaux :
  • 80% des troupeaux ovins de moins de 50 brebis
  • 67% en caprins de moins de 10 chèvres
  • les effectifs des plus gros troupeaux du Cantal : 1000 brebis 300 chèvres
  • l’élevage ovin cantalien est essentiellement destiné à la production de viande

L’évolution :

L’élevage ovin du Cantal est en forte diminution à l’image de la région. Il est aussi le plus faible en Auvergne en terme d’exploitations comme d’effectifs. La régression s’accentue puisque seulement 157 exploitations ont formalisé une demande d’aide à la brebis, à comparer aux 300 de 2009.
Le marché national

Baisse de la production, augmentation des importations, stagnation de la consommation ont pour résultat la situation morose de l’élevage ovin français.


La production porcine

Cantal - Données 2010 (source GDS) :
Producteurs et cheptel

Dimension des élevages

L’élevage porcin dans le Cantal est assez symbolique au regard de l’élevage bovin. Les exploitations sont de taille modeste.
La production porcine locale est principalement destinée aux filières locales. Outre quelques charcutiers privés, la CAPP (coopérative agricole de producteurs de porcs), filiale du groupe Altitude, est la seule filière structurée du département.
A noter que le Cantal est, en Auvergne, le département au plus faible potentiel de production de porcs. L’allier et Haute-Loire possèdent respectivement un cheptel de 7000 truies, le Puy de Dôme de 4000 soit environ 20 000 truies pour l’Auvergne.
A titre de comparaison, la Bretagne, région pilote en production porcine, totalise plus de 600 000 truies, dont plus de 200 000 dans 2 départements, cheptels qui tend à la baisse régulière depuis 10 ans. Le nombre de porcs échangés par jour sur le marché de Plérin (22) est équivalent à la production annuelle du Cantal.
Pour en savoir plus, voir http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/r5312a13.pdf

Le marché national
La répartition de la production porcine en France (source FranceAgriMer)

Le grand Ouest et plus particulièrement la Bretagne concentre l’élevage français.
Pour en savoir plus [http://www.franceagrimer.fr/content/download/3130/17002/file/porcs_20103.pdf]

Les cours au niveau national

Au niveau national, le maillon production, malgré l’augmentation du poste alimentation due à la "flambée" des cours des céréales et oléagineux, n’est pas en difficulté. Par contre la filière "aval" sont en crise du fait d’une conjoncture de baisse des apports et de la nécessité de restructuration. Le MAAF a lancé un plan de relance de la production pour soutenir, en terme d’approvisionnement, la filière aval.
Les documents à consulter pour en savoir plus :
- Le plan de relance national : [http://agriculture.gouv.fr/plan-avenir-filiere-porcine]
- Filière porcine, modèle d’avenir (IFIP : institut du porc) : ProdPorcEtudeIfipRoguet (format pdf - 259.9 ko - 23/04/2013)
- Rapport CGAAER (conseil général de l’ alimentation agriculture et espaces ruraux de janvier 2012 [http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/CGAAER_11056_2012_Rapport_cle05a762.pdf]

En Europe
Une étude [http://agriculture.gouv.fr/Essor-et-mutation-de-la-production] publiée par le ministère de l’agriculture fait le point de la situation de la production porcine européenne.
Il en ressort ces éléments principaux :

  • l’Allemagne est leader en matière d’engraissement et exporte la moitié de sa production
  • Danemark et Pays Bas sont des naisseurs et fournissent l’Allemagne
  • réduction très forte du nombre d’exploitation avec augmentation de la taille moyenne.
  • Danemark et Pays Bas saturés mais en pointe de technicité. Deux modèles d’élevage :
  • France/Allemagne/Belgique avec moins de 20 % d’élevages supérieurs à 500 truies
  • Danemark/Pays-Bas/Espagne avec plus de 40 % d’élevages supérieurs à 500 truies.