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Les restrictions sanitaires renforcées dans le Cantal

 

Face à l’accélération du virus sur l’ensemble du territoire métropolitain et la pression qui s’accentue sur les services hospitaliers, des mesures plus exigeantes de freinage sont mises en place pour 4 semaines, depuis le dimanche 4 avril à 06h00 sur l’ensemble du territoire métropolitain. Des mesures locales visant à lutter contre les rassemblements ont également été prises par le préfet du Cantal.

Le couvre-feu est par ailleurs toujours en vigueur de 19h00 à 06h00.

Toutes les informations sur la situation sanitaire sont disponibles sur lesite du Gouvernement, ou en appelant le 0 800 130 000 (appel gratuit, 24h/24).
Les attestations de déplacements sont accessibles en ligne sur lesite du Gouvernement et sur l’application #TousAntiCovid.

« Dedans avec les miens, dehors en citoyen », retrouvez ci-dessous un récapitulatif des mesures mises en œuvre dans les départements concernés par les restrictions sanitaires renforcées :

• Mesures locales prises pour lutter contre les rassemblements

Selon Santé Publique France, le taux d’incidence dans le département du Cantal est de 171,6 cas pour 100000 habitants et le taux de positivité de 4,4 % pour la semaine glissante du 24 au 30 mars 2021, soit en hausse constante depuis 3 semaines consécutives. Ces indicateurs ainsi que la présence sur le territoire de plusieurs « variants » du virus, en particulier le variant « britannique » avec un pourcentage de 92,3 % pour la semaine glissante du 24 au 30 mars 2021, plus contagieux, sont élevés et nécessitent de renforcer les mesures visant à limiter les risques de transmission du virus.

Aussi, dans le cadre des mesures de freinage prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, conformément au décret n°2021-384 du 2 avril 2021, le préfet du Cantal avait pris un arrêté spécifique pour le week-end de Pâques, du 3 au 5 avril 2021, cherchant à limiter les rassemblements, propices à la diffusion du virus,.

Parallèlement, pour s’inscrire dans cet objectif, tout en considérant que certaines dispositions prises pour le week-end de Pâques n’ont pas matière à être reconduites, le préfet a pris un nouvel arrêté couvrant la période du 4 au 30 avril 2021, prenant le relai du précédent, dont l’application cessera à compter du 6 avril 2021, 0h00, spécifiant les dispositions suivantes qui s’appliquent sur l’ensemble du département :

- La consommation d’alcool sur la voie publique est interdite.

- La diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et/ou audible depuis la voie publique est interdite.

- L’activité de livraison à domicile durant le couvre-feu est autorisée jusqu’à 22 heures. Les professionnels exerçant ce type d’activité devront être munis des justificatifs prévus au III de l’article 4 du décret n°2020-1310 susvisé.

- Les braderies, brocantes, et vide-greniers sont interdits.

- Dans les centres commerciaux de plus de 10 000 m2, seuls certains magasins peuvent rester ouverts : magasins d’alimentation et de produits pharmaceutiques.
L’activité de retrait de commandes à l’intérieur des centres commerciaux dont les magasins sont fermés est interdite, y compris pour les restaurants et débits de boissons.

Consulter l’arrêté préfectoral : ap2021 394 prescrivant des mesures necessaires pour faire face a l epidemeie de covid19 (format pdf - 210.2 ko - 05/04/2021)

• Déplacements et sorties
Alors qu’il est démontré que l’on se contamine moins en extérieur, les mesures doivent permettre de freiner le virus sans enfermer.

Il est donc possible de sortir de chez soi sans durée limitée en journée, dans un rayon de 10 km autour de son domicile, pour se promener, s’aérer et faire du sport, en présentant une attestation ou un justificatif de domicile en cas de contrôle. Pour autant, ceci ne doit pas donner lieu à des regroupements de plus de 6 personnes. Les contrôles sont renforcés sur la voie publique pour limiter les rassemblements de plus de 6 personnes et encadrer la consommation d’alcool.

Les préfets ont la possibilité d’interdire certains rassemblements ou manifestations dans l’espace public quand leurs conditions d’organisation créent un vrai risque sanitaire, ainsi que l’accès à certains sites (quais, berges, places…).

Au sein du département de résidence, les déplacements autorisés sont les suivants, sous réserve de présenter une attestation :
• Achats et retraits de commande
• Accompagnement des enfants à l’école et pour les activités périscolaires
• Se rendre dans un établissement culturel ou lieu de culte
• Pour effectuer des démarches administratives ou juridiques qui ne peuvent être réalisées à distance
Pour ces 4 motifs de déplacement, une tolérance de 30 kms au-delà du département est acceptée pour les personnes résidant aux frontières d’un département.

Le télétravail doit être la règle dès qu’il est possible. Si l’activité professionnelle ne peut pas être exercée en télétravail, il n’existe aucune limitation kilométrique. Il est cependant impératif de se munir d’une attestation dérogatoire lors des déplacements entre le domicile et le lieu de travail.

Enfin, les déplacements inter-régionaux sont interdits, hors motifs impérieux ou professionnels suivants :
• Déplacements liés à l’activité professionnelle, à l’enseignement et la formation, ou à une mission d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative
• Déplacements pour motif de santé (consultations et soins)
• Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d’enfants
• Déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant
• Déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative, déplacements pour se rendre chez un professionnel du droit, pour un acte ou une démarche qui ne peuvent être réalisés à distance
• Déplacements liés à un déménagement résultant d’un changement de domicile et déplacements indispensables à l’acquisition ou à la location d’une résidence principale, insusceptibles d’être différés
• Déplacement de transit vers les gares et les aéroports.
De plus, Pour les personnes résidant aux frontières d’un autre département, une tolérance de 30 kms au-delà de leur département est acceptée.

Par ailleurs, les préfets ont la possibilité d’interdire certains rassemblements ou manifestations dans l’espace public, quand leurs conditions d’organisation créent un vrai risque sanitaire.

Vous pouvez télécharger vos attestations de déplacement depuis le site du Gouvernement.

• Commerces et marchés

Seuls les commerces vendant des biens et services de première nécessité peuvent rester ouverts. A ceux-là s’ajoutent les libraires et disquaires, les services de coiffure, les fleuristes, les services de réparation et d’entretien des instruments de musique, les commerces de véhicules automobiles et de machines agricoles sur rendez-vous, et les commerces de détail de cacao, chocolats et produits de confiserie.

Qu’ils soient situés dans des centres commerciaux ou à l’extérieur de ceux-ci, les magasins multi-commerces, les supermarchés, les hypermarchés et les autres magasins de vente d’une surface de plus de 400 m2 doivent fermer leurs rayons correspondant aux activités qui ne sont pas autorisées.

Les commerces dont la surface est supérieure à 10 000 m² sont fermés. Dans ces commerces les grandes surfaces, seuls peuvent ouvrir les commerces alimentaires ainsi que les pharmacies.

Tous les commerces et services en droit de continuer d’exercer peuvent le faire jusqu’à 19h, dans le cadre d’un protocole sanitaire strict.

• Marchés

Les règles applicables aux marchés ouverts sont inchangées. Pour les marchés couverts en revanche, seuls les commerces alimentaires ou proposant la vente de plantes, fleurs, graines, engrais, semences et plants d’espèces fruitières ou légumières sont autorisés.

• Écoles

À partir du mardi 6 avril (le lundi de Pâques étant un jour férié), les crèches et les établissements scolaires (écoles maternelles et primaires, collèges, lycées) n’accueilleront pas d’élèves.

Cette mesure vaut également pour les établissements extra-scolaires, mais ne vaut pas pour les structures médico-sociales accompagnant des enfants en situation de handicap.

Le calendrier scolaire est adapté comme suit afin de préserver l’apprentissage des élèves :
• Semaine du 6 avril : enseignement à distance pour tous les élèves ;
• Du samedi 10 avril ou dimanche 25 avril : vacances de Pâques pour les zones A, B et C ;
• Semaine du 26 avril : retour en classe pour les maternelles et primaires, enseignement à distance pour les collèges et lycées ;
• Semaine du 3 mai : retour en classe pour les collèges et lycées.

Un dispositif d’accueil des enfants des personnels prioritaires est par ailleurs assuré dès la semaine du 6 avril.

• Universités

Les universités peuvent continuer de fonctionner selon les protocoles en vigueur, soit la possibilité pour chaque étudiant de se rendre à l’université 1 jour par semaine.

Les concours prévus jusqu’au 3 mai sont maintenus et leur organisation sera adaptée. Les examens qui ne peuvent pas se tenir à distance doivent être reportés autant que possible au mois de mai.

• Lieux de culte
Les lieux de culte restent ouverts selon les protocoles actuellement en vigueur : les offices sont permis dans le respect d’un protocole sanitaire et d’une organisation permettant de laisser libres deux sièges entre chaque personne ou entité familiale et de n’occuper qu’une rangée sur deux.

Il est recommandé d’éviter le plus possible les rassemblements privés à l’occasion des fêtes religieuses.

• Travail
Toutes les entreprises et les administrations qui le peuvent doivent pousser au maximum le télétravail avec l’objectif d’atteindre au moins 4 jours sur 5 en télétravail et une journée sur place pour les salariés qui le souhaitent. Les contrôles au sein des entreprises et administrations seront renforcés.

Les parents qui doivent rester à domicile pour garder leurs enfants et ne pouvant télétravailler peuvent bénéficier du dispositif de chômage partiel.

Ces mesures de freinage massives sont en vigueur tous les jours, en complément du couvre-feu mis en place entre 19h et 6h. Durant cette tranche horaire, il est obligatoire de se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire pour se déplacer, sous peine d’une amende de 135€ et jusqu’à 3 750€ en cas de récidive.

En savoir plus : site du Gouvernement, ou en appelant le 0 800 130 000 (appel gratuit, 24h/24).