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Qu’est-ce qu’un risque majeur ?

 

Dans un département où se cultive l’art de bien vivre et où la sécurité est considérée comme un état de fait, parler de risques peut paraître anachronique. Pourtant nul besoin de faire appel à la mémoire des aïeux ou de puiser dans de lointaines archives du Cantal, pour savoir que des risques naturels ou technologiques existent ici aussi et qu’ils peuvent parfois laisser leurs traces funestes :

1988, Thiézac, glissement de terrain : un mort, une maison détruite.
1993, Ferrières-St-Mary, inondation : voie ferrée emportée, un autorail s’arrête miraculeusement, suspendu au-dessus de l’Alagnon.
1997, Murat, incendie dans un silot : mise en place d’un périmètre de sécurité incluant la gare SNCF.
1997, St-Paul-des-Landes, incendie de forêt : intervention de moyens aériens, plus d’une centaine hectares détruits.
2001, Riom-ès-Montagne, accident TMD : un mort, pollution de la Véronne.
2003, Le Claux, coulée de neige : un mort.
2005, Laveissière, avalanche : un mort...

Un risque peut se définir comme la rencontre entre :

  • un aléa, qui est un événement naturel. L’aléa se caractérise par l’intensité du phénomène et son occurrence prévisible (probabilité de survenue).
  • et la présence d’ enjeux humains, économiques, environnementaux ou culturels. Les enjeux sont caractérisés par leur importance (nombre et nature) et leur vulnérabilité (résistance) à vis du phénomène.

Le risque majeur se caractérise par sa faible fréquence, sa gravité et l’incapacité de la société exposée à surpasser l’événement.

Pour en savoir plus :