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S’engager dans la gestion durable

Les risques pour la forêt

La plantation de variétés étrangères plus performantes en terme de vitesse de croissance ou de modalités culturales peut perturber le fonctionnement des écosystèmes locaux en modifiant les habitats forestiers et en n’offrant pas les ressources (nourriture, gîte) aux espèces qui en dépendent : plantes de sous-bois, insectes auxiliaires, oiseaux, mammifères.
Une faible diversité des cultures diminue la résilience de la forêt face aux stress hydriques, aux ravageurs et maladies et aux tempêtes.
Les méthodes d’exploitation peuvent infliger des dommages à la fertilité des sols et détériorer des habitats fragiles : récoltes trop fréquentes, transports sans desserte organisée, pollution des cours d’eau, etc.
La récolte tardive des arbres a un impact sur la régénération de la forêt et ne favorise pas le semis naturel.
La production ne concilie pas toujours le développement d’autres activités et d’abord l’accueil du public en quête de nature, alors que la forêt offre un potentiel d’emplois dans les loisirs nature.

Les atouts d’une gestion durable

L’adaptation des essences aux conditions écologiques locales et leur diversité rend la forêt résistante aux pressions climatiques et leurs conséquences sanitaires, car la vitalité des écosystèmes forestiers leur permet d’absorber en partie les écarts et de rétablir les équilibres naturels.
La préservation des sols et des eaux naturelles est prise en compte dans la mise en oeuvre des récoltes, et dans la réalisation des aménagements de voirie respectant les milieux traversés.
L’exploitant effectue les prélèvements d’arbres à maturité en assurant le renouvellement du boisement dans de bonnes conditions. (d’après la fiche n°233001 du CRPF Provence Alpes Côte d’Azur)