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Le pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire

 

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Ce pacte répond à l’objectif ambitieux que s’est fixé le gouvernement français :
diminuer par deux le gaspillage alimentaire d’ici à 2025.

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Pourquoi lutter contre le gaspillage alimentaire ?

C’est un choix pour une société plus solidaire et plus responsable, contre l’égoïsme et l’individualisme. Il y a quelque chose de scandaleux dans le fait de jeter de la nourriture quand tant de Français dépendent de l’aide alimentaire pour vivre ou ne mangent pas à leur faim.
C’est un moyen de mieux consommer et mieux manger, pour lutter contre les dérives de la société de surconsommation et par conséquent retrouver du pouvoir d’achat.
C’est protéger l’environnement en économisant des ressources et en réduisant la production de déchets.

C’est aussi redonner à l’alimentation et au travail de ceux qui la produisent leur juste valeur.

Pour y parvenir, l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire a réfléchi à la rédaction d’un Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce Pacte pose un certain nombre de mesures et d’engagements de la part de chacun, pour permettre un véritable progrès collectif.

Par ce Pacte, l’État prend les 11 mesures suivantes :

1. Un signe de ralliement manifestant la mobilisation de chacun pour lutter contre le gaspillage. Il s’agit d’un visuel en forme de pomme :

2. Une journée nationale de lutte contre le gaspillage, d’un prix « anti-gaspi », des pratiques vertueuses et d’une labellisation de ces pratiques.

Cette journée est fixée au 16 octobre, qui est aussi la journée mondiale de l’alimentation. Un prix anti-gaspi sera décerné à différents acteurs (collectivités, entreprises…) pour leur engagement ou leurs actions en faveur de la lutte contre le gaspillage.

3. Des formations dans les lycées agricoles et les écoles hôtelières.

Dès la rentrée 2014, il sera proposé à ces établissements d’aborder le thème de la lutte contre le gaspillage alimentaire et de la valeur de l’alimentation.

4. Des clauses relatives à la lutte contre le gaspillage dans les marchés publics de la restauration collective.

Ces clauses pourront concerner l’approvisionnement, la taille des portions, la sensibilisation des donneurs d’ordre à la nécessité de mettre en place des mécanismes qui permettent de mieux prévoir le nombre de convives : l’incertitude sur ce sujet est source d’un important gaspillage.

5. Une meilleure connaissance du cadre législatif et réglementaire sur la propriété et la responsabilité lors d’un don alimentaire.

L’État va mettre à disposition des professionnels des procédures pour faciliter le don alimentaire. Par exemple, il va faciliter le don des produits alimentaires faisant l’objet d’un retrait pour non-conformité mineure.

6. La lutte contre le gaspillage alimentaire dans les plans relatifs à la prévention des déchets.

La France doit notifier à la Commission européenne un Plan National pour la Prévention des Déchets. La lutte contre le gaspillage alimentaire y sera indiqué comme un axe d’action spécifique.

7. La mesure de la lutte contre le gaspillage alimentaire dans la responsabilité sociale des Entreprises.

Les entreprises et partenaires sont encouragés à créer des indicateurs relatifs au gaspillage alimentaire.

Les entreprises qui ont à rendre compte en matière de responsabilité sociale des entreprises mentionnent dans leur rapport les mesures de prévention de déchets, notamment en ce qui concerne le gaspillage alimentaire.

8. Le remplacement systématique de la mention DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) par « À consommer de préférence avant… ».

La notion de DLUO peut être mal comprise par les consommateurs, alors que les produits avec une DLUO sont consommables bien après cette date. A partir de décembre 2014, la seule mention obligatoire pour les produits à date de durabilité minimale sera « A consommer de préférence avant… »

9. Une campagne de communication sur la lutte contre le gaspillage.

Cette campagne sera diffusée au cours de l’été et à la rentrée 2013 sur tous les médias et délivrera des trucs et astuces pour consommer de manière responsable.

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10. Une nouvelle version du site dédié, www.gaspillagealimentaire.fr

Ce site a pour vocation de rassembler toute la documentation relative au gaspillage alimentaire. Il permettra aussi aux citoyens de s’exprimer par l’intermédiaire d’un forum.

11. Expérimentation, sur un an, du don alimentaire par les citoyens via une plate-forme numérique, Equosphère.

Cette expérimentation lancée au mois de juin 2013 permet de mettre à disposition de cette plateforme numérique l’expertise de ses services pour préciser les conditions techniques, juridiques et sanitaires de la faisabilité du don alimentaire entre particuliers et associations.

Perspectives :

Les premiers signataires de ce Pacte sont :
Les producteurs
Les marchés de gros
L’industrie agroalimentaire
La grande distribution
La restauration
Les collectivités locales
Les associations d’aide alimentaire
Les associations de consommateurs.

Ils s’engagent à définir des indicateurs de mesure et de suivi du gaspillage alimentaire :
Dès cet automne, des opérations pilotes seront mises en œuvre pour permettre une première mesure du gaspillage.