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Risque incendie : interdiction temporaire des feux

 

Le déficit de précipitations et les fortes chaleurs enregistrés ces dernières semaines conduisent à l’assèchement progressif de la végétation forestière dans le département du Cantal. La persistance prévue de cette situation entraîne un risque croissant d’incendie dans les milieux naturels et notamment les forêts.

En conséquence, le préfet du Cantal a pris ce mercredi 24 juillet 2019 l’arrêté préfectoral n°2019-931 (format pdf - 488.8 ko - 24/07/2019) renforçant la réglementation des feux jusqu’au 15 septembre 2019 inclus.

 

Interdictions en vigueur dans les massifs à risque :

- l’allumage de tout écobuage ou incinération de végétaux sur pied ou en tas.
- l’allumage de tous feux (barbecues, feux de camp, réchauds à gaz…) hors installations fixes prévues à cet effet. Les allumages de feux sur installations fixes prévues à cet effet sont soumis à demande de dérogation auprès du préfet au moins 15 jours à l’avance (formulaire en mairie ou sur www.cantal.gouv.fr). Les barbecues restent autorisés à proximité immédiate des maisons.
- fumer dans tous les bois, forêts, landes et plantations.
- feux d’artifice, ou tout autre moyen pyrotechnique, sauf dérogation et mise en œuvre des mesures compensatoires fixées par le préfet.
- la circulation des véhicules à moteur thermique à l’intérieur des forêts, bois, plantations, hors routes nationales, départementales et routes communales bitumées et ouvertes à la circulation publique. Cette disposition ne s’applique pas aux propriétaires et ayant-droits, ainsi qu’aux usages professionnels.

Les massifs à risques sont constitués des territoires communaux entiers suivants :

Allagnon-Margeride : Anglards-de-Saint-Flour, Auriac-l’Eglise, Bonnac, Celoux, Chaliers, Charmensac, Chazelles, Clavières, Ferrières-Saint-Mary, La Chapelle-Laurent, Lastic, Laurie, Lorcières, Massiac, Molompize, Montchamp, Peyrusse, Rageade, Ruynes-en-Margeride, Saint-Georges, Saint-Mary-le-Plain, Saint-Poncy, Soulages, Vabres, Val d’Arcomie.
Aubrac : Anterrieux, Chaudes-Aigues, Deux-Verges, Jabrun, La Trinitat, Lieutadès, Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues.
Pinatelle : Allanche, Dienne, Neussargues en Pinatelle, Segur-les-Villas, Vernols.
La Rhue et Dordogne : Ally, Antignac, Arches, Auzers, Bassignac, Beaulieu, Brageac, Chalvignac, Champagnac, Champs-sur-Tarentaine-Marchal, Chaussenac, Condat, Jaleyrac, La Monselie, Lanobre, Le Monteil, Le Vigean, Madic, Mauriac, Méallet, Menet, Riom-ès-Montagnes, Saignes, Saint-Amandin, Saint-Etienne-de-Chomeil, Saint-Pierre, Sauvat, Sourniac, Trémouille, Vebret, Veyrières, Ydes.
Saint-Paul-des-Landes : Lacapelle-Viescamp, Saint-Etienne-Cantalès, Saint-Paul-des-Landes, Sansac-de-Marmiesse, Ytrac.

Dispositions en vigueur en dehors des massifs à risque :

- Il est interdit à toute personne d’allumer du feu (écobuage, incinération de végétaux sur pied ou en tas, etc.) en milieu naturel. Ces interdictions ne s’appliquent pas aux habitations et à leurs dépendances, ainsi qu’aux chantiers, ateliers et usines, sous réserve que toute disposition soit prise pour éviter toute propagation, accidentelle ou non, du feu.
- Les feux d’artifice ou tout autre moyen pyrotechnique sont interdits, sauf dérogation et mise en œuvre des mesures compensatoires fixées par le préfet.
Demande de dérogation
Une dérogation individuelle pourra être accordée, sur demande du propriétaire ou de son ayant-droit, par le préfet après avis du maire, du directeur départemental des territoires, du directeur du service départemental d’incendie et de secours et, le cas échéant, du représentant de l’agence interdépartementale de l’office national des forêts à Aurillac.
La demande doit être établie au moins quinze jours à l’avance, sur le formulaire en vigueur disponible en mairie ou sur le site www.cantal.gouv.fr
La dérogation fixe les conditions particulières à respecter. Elle n’est valable qu’avec l’accord oral du service départemental d’incendie et de secours donné deux à quatre heures à l’avance sur appel téléphonique du demandeur.
Au-delà de quinze jours après le dépôt de la demande, l’absence de réponse du préfet vaut refus.