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Transhumance ovine 2014 du Lot au Cantal

 
Du 29 mai au 15 juin 2014, se déroule la transhumance ovine entre les Causses du Lot et les zones d’estive du massif cantalien.
 

Pour la troisième année consécutive, l’association « Transhumance entre vallée du Lot et volcan cantalien » organise la transhumance de plusieurs centaines de moutons issus d’élevages du Lot et du Cantal.
Cette année, du 29 mai au 15 juin, ce ne sont pas moins de 1000 brebis annoncées pour 180 kilomètres de marche en seize étapes.
Cette transhumance est une fête  : le public est invité à marcher avec les brebis tout au long du parcours, à la découverte des paysages de la vallée du Célé, de la Châtaigneraie cantalienne, de la vallée de la Jordane et du massif cantalien
Mais c’est aussi une action de développement durable à travers la reconquête d’espaces embroussaillés et l’entretien des pistes de la station de ski du Lioran durant tout l’été.

Les faits
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Les conséquences environnementales de la désaffection pour ces pratiques pastorales sont nombreuses.
L’abandon des zones d’estive conduit à leur fermeture, à leur étouffement par des taillis et des broussailles, qui dégradent le paysage, son aspect visuel et son équilibre naturel.
Certaines voies d’accès deviennent impraticables et disparaissent dans la végétation. Une augmentation des risques d’incendie et d’avalanche est à craindre.

le troupeau traverse Aurillac le 10 juin 2014

Objectifs et avantages
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Les pratiques pastorales de transhumance présentent donc beaucoup d’avantages : qualité, sécurité et entretien des zones d’estive, maintien de prairies ouvertes, conservation de l’attrait touristique des paysages…
Elles présentent également un intérêt écologique particulier en favorisant, grâce au transport de graines assuré par les troupeaux en transhumance, la préservation de la biodiversité des espaces naturels.
Les petits éleveurs y trouvent aussi un autre avantage : du fait d’exploitations réduites, ils manquent cruellement de terre pour leurs brebis. Ainsi la transhumance leur offre une possibilité de nourrir correctement leurs troupeaux tout en préservant les espaces naturels et la biodiversité ; elle leur permet également de valoriser la filière ovine.
Depuis la première édition, l’objectif a dépassé la dimension agro-environnementale : les organisateurs ont évoqué une dimension humaine avec les échanges entre éleveurs, marcheurs à la journée, avec la population locale au fil des soirées étapes, avec les scolaires à l’occasion de démarches pédagogiques qui sont venues se greffer tout au long du parcours... Des rencontres et des échanges qui ont tissé des liens et suscité l’enthousiasme autour de la transhumance.