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Pourquoi des Assises départementales de l’Eau ?

 

Notre civilisation se trouve à une époque charnière sur le plan environnemental, comme en témoignent, dans notre pays, les évènements climatiques de cet automne et les sécheresses récurrentes. La ressource en eau, la qualité de ce bien rare et précieux, doit faire l’objet de toutes les attentions, y compris dans le Cantal.

Dans notre département en effet, la gestion quantitative et qualitative de l’eau constitue un enjeu majeur, que ce soit pour les particuliers, les collectivités comme pour l’ensemble des activités économiques, agricoles bien entendu, mais aussi industrielles et touristiques. Enjeu majeur pour la biodiversité également.

La sécheresse importante de l’été 2019 (où l’ensemble du département s’est retrouvé – fait inédit – en situation de « crise »), la situation à peine plus enviable de cet été 2020, témoignent du fait que nos ressources en eau sont fragiles, tant en quantité qu’en qualité : le Cantal n’est donc pas le « château d’eau de la France », comme on l’entend souvent…

Économiser, partager, protéger… voilà un véritable défi !

 

D’où la réunion, le mardi 9 mars 2021, des premières Assises départementales de l’Eau (dont on trouvera ici le diaporama support (format pdf - 3.2 Mo - 16/11/2021) ), impulsées par le préfet. Il s’est agi, lors d’une séance (visioconférence) animée par le service Environnement de la DDT, en présence de Mario Charrière, Directeur départemental des Territoires :

  • de diagnostiquer les ressources disponibles, en quantité comme en qualité, tout en rappelant également l’aléa inondation
  • d’évaluer l’ensemble des besoins dans leur diversité : milieux naturels, alimentation en eau potable, élevage et cultures
  • d’échanger sur les difficultés rencontrées, résultant de la confrontation du diagnostic sur la ressource et des besoins avérés..

Autour de la table virtuelle, de nombreux invités et contributeurs étaient présents : collectivités (conseil départemental du Cantal, Association des Maires, EPCI), services de l’État (dont les agences de l’Eau Loire Bretagne et Adour-Garonne, les 2 grands bassins versants du Cantal, l’ARS), les Établissements publics et autres syndicats de gestion des eaux, les Chambres consulaires, les professionnels du tourisme…

Les difficultés et contraintes rencontrées ont été présentées, parmi lesquelles l’assainissement collectif (réseaux et des stations vieillissants et pouvant présenter des non-conformités), la structuration de la gouvernance (avec une multiplicité de petits acteurs fragilisant à terme la montée en compétence), même s’il a été rappelé que le transfert de la compétence GEMAPI (gestion des Milieux Aquatiques Prévention des Inondations) aux EPCI a connu de réelles avancées. Et bien entendu, les épisodes de sécheresse (conséquences du réchauffement climatique) ont été au cœur des débats, en particulier sur les aspects liés aux usages agricoles et aux impacts sur les milieux naturels.

Des perspectives

4 groupes de travail, groupes multi-partenariaux thématiques, vont être mis en place avec l’objectif, pour le 2° semestre, de proposer une feuille de route opérationnelle à échéance pluriannuelle : sur la gouvernance, sur la connaissance, sur l’accompagnement de l’agriculture, premier secteur économique du département, sur la préservation des milieux.


Un département en situation de crise généralisée en septembre 2019.